MADAGASCAR : Profil Urbain d’Antananarivo.
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(2012)

  • @zmbolatiana

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    5 months ago (last updated 5 months ago)
    CONTEXTE La ville d’Antananarivo, Capitale de Madagascar connaît une urbanisation difficile à maîtriser, urbanisation identique à celle des villes africaines. La forte croissance de la population urbaine, résultant de la croissance naturelle et du phénomène de migration urbaine confère à la ville d’Antananarivo une transformation caractérisée par des constructions anarchiques, des logements précaires, des bidonvilles, en 2010, 70% des habitats construits sont …Face à cette crise, Les gouvernements et les autorités municipales n’ont pas ménagé leurs efforts pour réduire le nombre d’habitants des bidonvilles. Les résultats sont remarquables mais insuffisant pour éradiquer les bidonvilles.. PROGRAMME PARTICIPATIF D’AMELIORATION DES BIDONVILLES. Pour soutenir cet engagement, en 2008, la ville d’Antananarivo a bénéficié du Programme Participatif d’Amélioration des Bidonvilles(PPAB), programme initié par les Secrétariat des états membres de l’Afrique, des Caraïbes, Pacifiques, financé par la Commission de l’Union Européenne, et mis en œuvre par l’Agence des Nations Unies ONU- Habitat. Le PPAB a pour but d’élaborer le profilage qui est un outil d’évaluation rapide et de planification stratégique pour mener des interventions immédiates, à moyen ou à long terme, pour l’amélioration de condition de vie des habitants des bidonvilles. Cet outil se présente sous la forme de de ce document profile urbain. Le profilage urbain se réalise en trois (3) phases : Phase I : Réalisation des 3 profils urbains de 3 villes pour chaque pays : généralement, la capitale, une ville de taille moyenne et une petite ville sont ainsi sélectionnées et étudiées pour être des villes pilotes. Le profilage en milieu urbain est une évaluation rapide des besoins, orienté sur les actions à entreprendre pour renforcer les capacités et palier aux défaillances au niveau de la ville. L’information est recueillie au moyen d’entrevues et de discussions avec les institutions et les informateurs clés, afin d’évaluer les forces, les faiblesses, les opportunités et les menaces (FFOM), rencontrées au niveau local et national, dans les milieux urbains. Phase II : Il s’agit de définir clairement les priorités identifiées par les études de préfaisabilité et de développer en détail le renforcement des capacités et les projets d’investissement. Phase III : Elle consiste à mettre en œuvre les projets développés au cours des 2 phases précédentes. L’accent est donné sur le développement des compétences, le renforcement institutionnel et sur la mise en application des solutions adoptées La spécificité du PPAB réside dans son principe d’amélioration in situ. En effet le programme PPAB focalise ses actions sur les bidonvilles existants en améliorant leur condition de vie. DOCUMENT « MADAGASCR : Profil Urbain Antananarivo » Ainsi le document « MADAGASCAR : Profil Urbain Antananarivo » rentre dans le cadre de la réalisation de la première phase du programme PPAB. Le contenu du document réside dans les résultats d’analyses des onze (11) thèmes susceptibles d’avoir des impacts sur l’amélioration de la vie des habitants des bidonvilles de la ville d’Antananarivo. Ainsi, ce profil urbain de la ville d’Antananarivo est réalisé par l’équipe multidisciplinaire de l’ONU-HABITAT MADAGASCAR, et publié par le Programme des établissements humains copyright © 2012. Il est à rappeler que l’ONU- HABITAT est une agence des Nations Unies, elle est chargée par l’Assemblée Générale des Nations Unies de promouvoir des villes socialement et écologiquement durable et des villes dans le but de fournir un logement convenable pour tous. Le profil urbain de la ville d’Antananarivo renferme une étude de onze (11) thèmes, choisis pour leur niveau d’impacts sur l’amélioration de conditions de vie des bidonvilles de la ville d’Antananarivo. Pour chaque thème étudié, il est procédé à l’analyse de la situation actuelle sur la base de la capitalisation des données de bases existantes. D’autres données été recueillies au moyen d’entrevues et de discussions avec les institutions et les informateurs clés, afin d’évaluer les forces, les faiblesses, les opportunités et les menaces (FFOM) dans les milieux urbains. Les résultats sont validés au cours de consultations des acteurs de développement urbain. Toutefois les interventions prioritaires ont été identifiées en consensus par tous les acteurs. En résumé ce document renferme les résultats des diagnostiques sur les 11 thèmes étudiés, et les actions entreprendre pour l’amélioration de la condition de vie des habitants des Bidonvilles. Les 11 thèmes ne sont pas traités d’une façon identique. Les thèmes de transport, électricité et ont été traité dans le groupe de services de bases si bien que les actions prioritaires y afférentes ont été limités. Interprétation et du discussion sur le profil urbain de la ville d’Antananarivo Nous avons lu dans l’avant-propos du document que le PPAB est un outil pour une évaluation rapide et un outil de planification stratégique pour soutenir les actions entreprises pour l’amélioration de condition de vie des habitants des bidonvilles. Il est connu que les bidonvilles ses forment uniquement en milieu Urbain, et sa prolifération est due à l’absence de planification stratégique adéquate face à la croissance urbaine. Ainsi l’amélioration de condition de vie des bidonvilles est consubstantielle à la planification urbaine. En effet, les développeurs de la ville d’Antananarivo, n’ont pas eu la réponse aux besoins en logements engendrés par la forte augmentation des citadins d’où cet étalement anarchique. Cette première phase est la base de deux et troisièmes phases du projet. Ainsi la qualité de la planification stratégique pour l’amélioration des bidonvilles dépend en grande partie de ce document « MADAGASCAR : Profil urbain d’Antanarivo ». Mais dans ce document de profil urbain d’Antananarivo deux réflexions méritent d’être soulevés : 1) l’intégration et l’articulation de priorités identifiées dans le plan stratégique d’amélioration des bidonvilles et le programme d’investissement prioritaires dans la planification stratégique urbaine de la ville d’Antananarivo. 2) Le niveau traitement des thèmes considérés comme capitaux pour la planification urbaine mais réduit à un simple élément de services de bases pour le plan stratégique d’amélioration des bidonvilles, il s’agit de trois (3) thèmes : le Transport, l’énergie et le logement est également réduit à l’analyse des bidonvilles. Dans ce document, la planification a été évoquée uniquement dans la partie de l’introduction, où l’auteur parle en quelques lignes l’existence des cadres de référence de l’urbanisation pour encadrer le développement urbain de la ville d’Antananarivo. Ce sont le Plan d’urbanisme directeur en date de 2004 et le Plan de développement. Deux outils urbains qui renferment les stratégies et les directives à adopter pour le développement de la ville d’Antananarivo. Toutefois, l’auteur a marqué que les quartiers informels ont été obtenues à cause de la non application des règles d’urbanisme et de construction. Mais le rôle du plan d’urbanisme dans la prolifération des bidonvilles n’a pas été mentionné. Il en est de même pour la localisation de ces bidonvilles, elle n’est pas intégré dans le document. Pourtant il est important d’avoir l’ampleur, et le zones de ces bidonvilles afin de maîtriser les actions à entreprendre. De par les notions d'équité territoriale, d'équité sociale, l'objectif principal de la planification stratégique urbaine est l’amélioration de la qualité de vie de l'ensemble des habitants de la ville, ainsi, riche ou bidonvillois, tous doit être considérés dans le plan stratégique de la ville. Certes, ces actions pour les bidonvilles sont importantes mais les logiques, l’articulation des éléments doivent être harmonieuse avec le plan d’urbanisme. Il faut primer les priorités qui ont plus d’intérêt pour la ville. A titre d’exemple pour le « programme ville sans bidonvilles, du Maroc. Sur les « 3 fondements de la nouvelle approche de ce programme. Il est à souligner qu’avant d’entamer le programme, toutes les villes ciblées doivent être couvertes par de documents d’urbanisme. L’analyse du thème transport est très importante non seulement pour les zones bidonvilles mais pour toute la ville entière. De ce fait l’analyse de ce thème ne peut pas être réduite mais doit être analysé dans une approche systémique pour toute la ville. Pour justifier ce point vu, pour le thème transport, la consultation n’a identifié qu’une seule priorité : « Étendre le plan d’amélioration de la mobilité urbaine », alors que pour le système de transport (il faut analyser trois points : Infrastructures ; services et les acteurs).Même si l’analyse est orienté vers les habitants de la ville, il est très judicieux d’analyser ces trois éléments qui façonnent le Transport. Pour conclure, il faut toujours respecter la hiérarchisation du plan d’urbanisme, le programme et le projet, et il faut toujours placer l’intérêt général des citadins. Bibliographies Panorama général des articulations entre documents de planification et d'orientation, Francis LALBA, DREAL Centre (SBLAD), Document de travail Club régional des SCOT approuvés Journée du mardi 23 octobre 2012 à Tours Le Programme Villes Sans Bidonvilles, Système de suivi par Satellitaire, Royaume du Maroc, Ministère délégué charge de l’habitat et de l’urbanisme, avril 2017 Fiche 2 - Articulation du PLU(i) avec les autres documents et plans-programmes De l’Aménagement du Territoire au Développement Territorial : Quelle Transition et Quelle Articulation ?, Abdelaziz ADIDI Professeur et Directeur/Institut National d’Aménagement et d’Urbanisme, Rabat, Maroc
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    5 years ago
    ONU Habitat, Programme des Nations Unies pour les Établissements Humains (2012). MADAGASCAR : Profil Urbain d’Antananarivo. Nairobi, Kenya. Edition des Nations Unies Partie I : contexte de publication de l’ouvrage, auteur et résumé « Le profilage en milieu urbain est une évaluation rapide des besoins, orienté sur les actions à entreprendre pour renforcer les capacités et palier aux défaillances au niveau de la ville. » ONU Habitat, Programme des Nations Unies pour les Établissements Humains (2012). MADAGASCAR : Profil Urbain d’Antananarivo. Nairobi, Kenya. Edition des Nations Unies p.5 Dans le contexte de la rédaction de l’ouvrage, l’ONU Habitat a effectué un profilage au niveau de 20 pays de l’Afrique et dans les pays arabes, ainsi que dans 30 nouveaux pays d’Afrique et dans les petits pays insulaires du Pacifique. Dans le contexte national, en 2012, Madagascar vit une crise socio-politico-économique cinglante suite à un coup d’état en 2009. Depuis 3 ans, le pays est sous embargo des aides extérieurs, la pauvreté galopante de la population se voit dans le quotidien des villes. Antananarivo, capitale de Madagascar, source et point de départ de tous les mouvements dits populaires et politiques, est la première victime de la crise. L’ouvrage d’une trentaine de page brosse d’une manière synthétique par l’approche FFOM l’état des lieux de la ville d’Antananarivo sur plusieurs angles : la gouvernance, les finances municipales, le foncier, les bidonvilles, l’approche genre et le développement, l’environnement, la gestion des risques et catastrophes, le développement de l’économie local, les services urbains de base, la sécurité urbaine, le patrimoine culturel. Le profilage mené par l’ONU Habitat se veut être une base de réflexion pour les acteurs de l’urbain. Partie II : développement et discussion : Comme sus mentionné, l’ouvrage traite plusieurs thématiques. Celles les plus importantes, pour le cas d’Antananarivo sont pour nous la gouvernance, les bidonvilles et l’environnement. La Gouvernance : L’ouvrage note l’existence de plusieurs services de planification au niveau de l’administration malgache en général et au sein l’administration de la ville. On mentionne également l’Organisme Public de Coopération Intercommunale qui regroupe la Commune Urbaine d’Antananarivo (Capitale de Madagascar) et ses Communes périphériques. En effet, par un étalement urbain très poussé, la ville dépasse largement ses limites administratives et phagocyte les Communes dites rurales qui lui est adjacentes. L’inexistence de coordination entre la ville et ces Communes est très remarquable et on constate une planification compartimentée. C'est-à-dire que malgré l’existence d’un soit disant volonté de mettre en place une agence d’urbanisme pour coordonner le « grand Antananarivo » (Antananarivo et ses Communes périphériques) la mise œuvre est handicapée par des intérêts politiques des dirigeants. Ceux de la capitale leadent plus la mise en place de l’agence d’une manière non coopérative et inclusive, et les dirigeants des Communes périphériques tendent à se soustraire de cette logique de planification de peur de voir leur place de maire relégués à des chefs d’Arrondissement. Bref, la logique de la coopération est aliénée pour des profits personnels. Le document parle également, dans le contexte de la gouvernance de la ville, du cadre légal d’Antananarivo qui classe la ville en Commune urbaine. Etant la Capitale, elle a des prérogatives inscrites dans des textes dont la mise en pratique entraîne des interprétations qui divergent. Il est tout à fait vrai que les textes sont caducs et leur application prête à confusion, handicapant la mise en place d’une vraie planification, d’une vraie projection. Cette situation de la Commune Urbaine d’Antananarivo représente bien l’état des règlements et textes sur la planification et l’aménagement du territoire à Madagascar. Le nombre de document est énorme mais leur cohérence par rapport à la réalité est décevante. De même, malgré les efforts de mise à jour, la volonté politique de mise en œuvre est trompeuse. Concernant les différentes responsabilités au sein de la Commune Urbaine, le document mentionne que les membres du conseil municipal se redent sur terrain pour le contrôle du bon fonctionnement des services publiques. Certes, c’est entre autre le travail des membres du conseil municipal, mais dans la réalité on remarque surtout la tournure plutôt politique du poste de conseil municipal. On constate également le faible niveau en matière d’urbanisme et de planification au sein des postes à responsabilité de la Commune. En plus que l’effectif en ressource humaine au sein de l’administration communale en général est en deçà des besoins, les tenants des postes à responsabilités sont très peu familiers aux questions urbaines. Finalement, le document marque plusieurs pratiques qui sont positives mais qui pour nous soulèvent des questionnements. Par exemple, le document loue la diversité des organismes intervenant dans le processus de développement (organismes ONUsines, la Banque Mondiale, l’Union Européenne, les ONGs nationaux et internationaux). Effectivement, ces acteurs sont nombreux, mais à l’état de délabrement où se trouve la ville, nous percevons plus le manque totale de coordination des actions de ces partenaires qui fait que les efforts sont diffus et passent plus pour du « maquillage urbain » sans apporter des solutions à long terme. Si une certaine coordination est faite, les efforts convergeant, on arriverait à une vraie planification. Les bidonvilles : A la lecture du document, la notion d’habitat est réduite au logement. Il n’y est nullement penser que l’habitat doit (impérativement) dépasser l’idée de « là où on loge ». La question de bidonvilisation est ahurissante pour la Capitale de Madagascar. 70% des constructions en 2010 sont illicites et 25% des logements sont classés précaires et se trouvent dans les bidonvilles. Notons qu’à Antananarivo, quand nous parlons de bidonvilles il s’agit vraiment de « logement » fait à partir de matériaux de récupération, le plus souvent pris dans les poubelles. Cette situation est créée par plusieurs facteurs dont la lenteur administrative sur deux principaux points : l’octroi de permis de construire et la planification urbaine elle-même. En effet, comme le mentionne le document, l’installation de la population précède la planification. De ces faits, l’informalité est généralisée : les riches comme la classe moyenne construisent sans permis et deviendront formel faute d’organe et de pouvoir de sanction. Les pauvres s’installent et deviennent partie intégrante de l’image de la ville. Tout cela est fortifié par une corruption généralisée au détriment de la ville. Question logement, les offres de l’Etat sont presque inexistantes depuis les années soixante dix. Les projets de logements ont plus des attraits de manœuvre politique que de vraies réponses à de réels besoins urbains. Les offres de logement actuel par les opérateurs privés de l’immobilier sont plus destinées à la classe aisée. Notons en passant l’accaparation des points stratégiques de la ville par ces opérateurs, une certaine « privatisation » de la ville repoussant dans les périphéries de plus en plus lointaines la classe moyenne et les défavorisés. Seuls, les œuvres caritatives et ONGs œuvrent pour les classes défavorisée en matière de logement. Mais ces actions sont insignifiantes face à la réalité urbaine. L’environnement : La forte pollution d’Antananarivo est ahurissante. Le document mentionne qu’elle fait partie des villes des plus polluées du monde. Le PUDi de 2004 note qu’en 2015, 72 ha d’espace vert seront nécessaires alors qu’actuellement il n’existe qu’environs 13 ha. L’inexistence de mise en application des textes, des services de répréhension ainsi que volonté politique claire font également que les zones sensibles (marécages, zones tampons) sont remblayées alors qu’elles constituent également des espaces verts. Afin de soutenir une expansion soucieuse d’une harmonie entre l’environnement et le bien être des habitant, il est primordial de penser au « poumon vert et espace de loisir ». La question des changements climatiques affectent grandement la capitale. Les problèmes de déchets sont également récurrents dans la capitale. Seul, 37% des déchets ménagers sont ramassés. Les conséquences sur la santé de la population est palpable surtout depuis la crise de 2009 car le fonctionnement des institutions est déréglé. Partie III : Conclusion L’ouvrage apporte une vision détaillée de la situation urbaine de la capitale de Madagascar Antananarivo. Pour les trois thématiques : gouvernance, bidonvilles et environnement, la situation est critique. Pour la gouvernance, les textes ne sont plus à jour et ne permettent plus une gestion de la ville. L’étalement de la ville sur ses Communes périphériques nécessite une coordination élargie de la planification sur les années à venir. Seulement, la volonté politique des dirigeants entravent la réalisation d’une approche transparente et gagnant-gagnant. Au sujet de la bidonvilisation, il est surtout question du manque de planification qui fait que la mise en place de la population est incontrôlée et incontrôlable. La question de l’habitat est réduite à tort comme un problème du logement. Les offres étatiques sont inexistantes et l’accaparement de la ville par les opérateurs privés devient un réel danger pour la « publicité » de la capitale. Concernant l’environnement, Antananarivo est sous la pression de la pollution. Parmi les villes les plus polluées du monde, elle n’a pas de « poumon vert » et les endroits stratégiques comme les marécages qui peuvent contribuer à un équilibre sont sujets de remblais sauvages. L’inexistence d’une planification écologique affecte d’une manière dangereuse le devenir de la ville. Plusieurs pistes sont à voir d’urgence : - coordination effective de tous les acteurs pour une planification réfléchie de la ville - clarification des textes et mise en application - renforcement des capacités des responsables au sein de la ville sur la question de l’urbanisme - incitation des volontés politiques à réfléchir sur le devenir de la ville par une collaboration franche de tous les acteurs
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